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Couleur Livres : la presse en parle !
L’usine
Les fourmis du monde
Rita Stilmant, La Meuse Luxembourg, 28/03/06.
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Oui, l'usine tue encore
Julien Dohet, Espace de libertés, juin 2006.
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Coup de cœur de Géraldine Frognet (librairie « La lettre écarlate » à Arlon) dans l’émission La Librairie francophone (RTBF, La Première)
http://culture.radiosfrancophones.org/dossiers/librairie-francophone.shtml (cliquez sur
29e édition :
diffusion du 25 au 29 mars) : écoutez le début de l’émission et le coup de cœur de Géraldine Frognet.
Une chronique des années d'usine
Si le livre de Vincent De Raeve est autobiographique, une centaine de pages de fièvre, un cri jeté sur le papier, une magnifique chronique des années d’usine que l’on peut, que l’on doit déjà considérer comme un classique du genre, l’usine en est, presque plus que l’ouvrier, le personnage central. Un peu comme Notre-Dame de Paris l’était dans l’œuvre homonyme de Victor Hugo : « Nous sommes les infimes parties d’une gigantesque chose en marche. A tous les niveaux, du balayeur au directeur, victimes consentantes et acteurs », écrit l’auteur en page 19.
Non, L’Usine n’est pas une charge en règle contre la survivance du taylorisme, assumée ici, mais un récit de vie, ainsi que le prévoit la collection « Je », dont il est le premier volume.
(…)
L’Usine , c’est tout ça, tout ce qu’a vécu Vincent De Raeve, les bons et les mauvais moments, entre absurdité kafkaïenne et tendresse, celle des gars qu’il y a côtoyés et qu’il rend dans un texte à lire d’urgence.
Avec L’Usine, c’est aussi un auteur, un vrai, qui sort de la « boîte » et entre en littérature. Ça aussi, il fallait le dire. De Raeve, c’est une littérature qui a de l’estomac.
Philippe Colling, L’Avenir du Luxembourg, 6/4/06
Jacques Mercier se penche sur le mot « Gamberger »…
« Tant d’heures à gamberger sur la machine. Tant de temps passé à ces gestes répétitifs. A cette danse macabre et infinie. Je suis marqué, c’est indéniable… »
C’est un extrait d’un livre étonnant, hors normes : « L’usine » de Vincent De Raeve (Couleur livres). Par le thème, par la manière, par le style. L’auteur fragmente son texte comme on le fait dans un film, par séquences. Il se situe entre fiction et réalité, ma foi, comme la plupart des romans. Ces récits de vie sont également édités dans la revue « Je », où la réflexion se porte justement sur cette envie renouvelée aujourd’hui par l’internet de se livrer. Le verbe « gamberger » utilisé par l’auteur vient de l’argot (…)
Jacques Mercier, rubrique « Monsieur Dico », La Libre Belgique, 16/05/06
« Je » va à « L’usine »
Le succès des ateliers d’écriture va grandissant. Il y en a de toutes sortes, comme ceux consacrés aux récits de vie. Une revue et une collection leur sont désormais consacrées : l’une et l’autre baptisée « Je ». Un double je, en quelque sorte.
(…)
L’usine nous dévoile les coulisses d’un univers encore trop ignoré. En des textes courts, avec des mots durs et des mots tendres, engagés, il nous dit les accidents de travail, les intérims, le bruit, les ressources humaines, l’actionnariat, le travail la nuit et le sommeil le jour, les morts, les cadences effrénées, les lois aliénantes, la machine, la hiérarchie, les bons moments aussi et la solidarité surtout.
Des textes traversés par une saine colère, une énergie stimulante, un souffle humaniste. Une sensibilité aussi, à fleur de peau, qui fait que cet homme-là, Vincent De Raeve, on a envie de le rencontrer. (…)
Un livre à lire d’urgence, toutes affaires cessantes.
Michel Torrekens, Le Ligueur, 19/04/06.
Coup de cœur du magazine « Imagine »
Ce petit livre au rythme haletant, fait de phrases très courtes, est le premier d’une nouvelle série. Lancée par Couleur livres, la collection baptisée « Je » est bien dans l’air des blogs et autres « écritures de soi », en solitaire ou en ateliers.
Vincent De Raeve, l’auteur, raconte son parcours d’ouvrier. (…) L’homme est éveillé, écologiste à sa façon, critique, il lit beaucoup en cachette et s’ennuie ferme sur sa machine. Souvent drôle et parfois excessif (mais je n’ai pas l’expérience d’onze années d’usine), il raconte ses révoltes, ses colères, ses attachements aussi. En bonne accoucheuse, l’écriture l’aide à comprendre ce qui lui arrive, et ce qui nous arrive. On vient d’apprendre que Vincent a quitté l’usine : « Peut-être que j’ai les yeux trop écarquillés sur la vie. ». C’est sûrement cela.
André Ruwet, Imagine demain le monde, mai et juin 2006.
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