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Couleur Livres : la presse en parle !
François Martou: demain il
fera jour
Article en ligne: http://www.lalibre.be/article.phtml?id=10&subid=90&art_id=290364
François Martou se livre
L'ex-président du Mouvement ouvrier chrétien se confie à notre
collègue Paul Piret. Quarante ans d'histoire politique, de militance...
Qui
a dit
que «la nouvelle culture politique,
c'est un truc pour signifier que la culture et
la politique foutent le camp» ou encore que «Wilfried
Martens est un militant flamand qui est devenu un zombie le jour où il
est devenu Premier ministre» ? François Martou, le président
sortant du Mouvement ouvrier chrétien (Moc). Et ces propos n'ont pas seulement été dits.
Ils ont aussi été retranscrits par Paul Piret, journaliste à «La
Libre», dans un livre d'entretien - ou plus exactement un livre de «rencontre» -
qui vient de paraître aux éditions Couleur livres (1).
«Ce ne sont pas mes mémoires, ce n'est ni un bouquin officiel
sur le Moc, ni un livre d'anecdotes», commente François Martou. Un demi-mensonge:
ce livre foisonne bien évidemment de souvenirs personnels, de petits bouts
d'histoire du Mouvement ouvrier chrétien et d'anecdotes souvent croustillantes
d'ailleurs. Mais il n'y a pas que cela. On retrouve aussi exposées, dans
ce livre, les idées qui ont justifié les engagements de celui qui
a présidé le Moc pendant 20 ans et fondé sa ligne de conduite,
son implication dans le débat politique.
Un capitalisme en faillite
Les propos sont libres, bruts, assez peu académiques. Ceux qui
connaissent François Martou ou l'ont bien connu s'y retrouveront. Il revient
sur son acharnement à défendre les grandes organisations sociales
- le Moc qui fédère la CSC, la Mutualité chrétienne,
etc.compte 1,2 million d'affiliés - contre les attaques dont elles ont
fait l'objet de la part des libéraux. Il explique pourquoi il reste attaché à la
référence chrétienne du Moc alors même qu'il a été un
ardent défenseur de l'ouverture et du pluralisme du mouvement. Il expose
combien lui, le fédéraliste de la première heure, rejette
la dérive séparatiste. Il s'en prend au capitalisme actuel qui
fait la part belle aux finances au détriment des affaires («J'ai
connu un temps où les dirigeants d'entreprises étaient d'abord
des ingénieurs; aujourd'hui, ils étudient comment produire de la
finance»). Il décrit aussi ses liens - assez rapprochés -
avec le PS d'Elio Di Rupo dont il loue les efforts de rénovation tout
en devant bien reconnaître que ces efforts sont toujours sans effet dans
les trois plus grosses fédérations du parti (Charleroi, Liège
et Bruxelles).
VR, La Libre Belgique, 8/6/06.
Les vérités de François Martou
Fin de l'année dernière, François Martou quittait
la présidence de Mouvement Ouvrier Chrétien, la coupole politique
qui fait le lien entre la CSC, la Mutualité chrétienne, la Jeunesse
ouvrière chrétienne, Vie féminine et les Equipes populaires.
Celui-ci s'est confié à Paul Piret, journaliste à La Libre
Belgique, dans un livre-entretien peu académique, paru aux éditions
Couleur Livres.
Heureusement tenté par cette aventure, Paul Piret explique que ce livre
d'entretiens est né «d'un besoin et d'une curiosité» :
d'une part du besoin pour le MOC de garder une trace écrite d'une manière
de parler, irritante ou convaincante, mais qui faisait mouche ; d'autre part
de la curiosité du journaliste de rencontrer un "personnage" d'influence,
pas trop connu de l'homme de la rue. Ce livre, insiste Paul Piret, est un livre
libre. Aucune question n'a été téléguidée.
Aucune réponse n'a été "sucrée", c'est-à-dire
corrigée (si ce n'est des retouches de pure forme). Cela nous donne un
livre qui «raconte et rend compte». François Martou y parle
(un peu) de lui-même. Il y parle davantage du Mouvement Ouvrier Chrétien,
sans que cela soit "la" parole biblique de la gauche sociale-chrétienne.
Il y parle surtout de politique sociale dans un joyeux mélange d'anecdotes
piquantes, d'appréciations carrément subjectives mais justes, d'analyses
engagées mais libres.
Ce n'est pas pour autant un livre de mémoires. Au-delà des raccourcis
saisissants sur les personnes, sur les évènements politiques et
sociaux de ces 40 dernières années, il s'agit surtout d'un livre
d'idées. Au-delà des avatars du quotidien se dessine en filigrane
une volonté politique constante, obsédante, celle de faire «travailler
ensemble» mouvements sociaux et partis progressistes afin de «s'adapter à une
situation historique où les piliers les ont trop opposés et à des
besoins actuels de convergence sur des problèmes socio-économiques.»
Ce livre d'entretiens pourrait être né au café du commerce,
là où on écrit l'histoire sur des cartons de bière.
Mais c'est mal connaître François Martou qui n'est jamais aussi
sérieux que lorsqu'il décoche ses traits d'humour.
En fin de compte, ces entretiens nous en apprennent beaucoup sur la politique.
Tenir ses distances est souvent la meilleure façon d'amener ses projets à s'inscrire à l'agenda
politique.
"Demain il fera jour", est aussi un livre d'espoir. Très
clairement François Martou souhaite aux nouvelles générations
un monde «plus fraternel et moins matérialiste. La racine du
mal, écrit-il, c'est la marchandisation de la société ;
c'est l'individualisme qui enlève du sens à la vie collective.
Auparavant, l'alcoolisme était une mesure du mal-être ; aujourd'hui
le désespoir se jauge dans la consommation des tranquillisants et des
drogues. Autant de gens qui ne savent plus comment vivre avec les autres. Il
ne suffit pas de médicaliser le mal-être contemporain pour ne pas
voir que c'est la société qui est malade. Je pense qu'elle l'est
plus qu'il y a quarante ans. Je suis un optimiste impénitent, mais lucide».
Alors, le mouvement social a-t-il un avenir ? Il ne faut pas croire, nous
dit François Martou, que tout allait pour le mieux dans les années
soixante. Pas plus en ce temps-là qu'aujourd'hui il n'était simple
de "mobiliser", de "résister". Aujourd'hui les gens
se sentent de plus en plus menacés dans leur environnement immédiat,
dans leur travail et par le contexte international. Le capitalisme a changé de
nature. Et le mouvement social aussi. Mais les organisations sont toujours là,
tant pour rendre des services aux travailleurs comme aux mutuellistes que pour
penser l'avenir : «Le MOC ne changera pas la société à lui
seul. Mais la société ne changera pas sans le MOC.»
Après vingt ans de bons et loyaux services, le moins qu'on puisse
dire c’est que François Martou n'a jamais laissé grand monde
indifférent.
Christian Van Rompaey, En Marche, 15/06/06.
Demain il fera jour...
En seize chapitres qui rythment des thèmes aussi variés,
ces conversations au coin du feu éclairent quelques moments "discrets" de
la vie socio-politique belge, condensent une lecture personnelle des pages d'histoire
du mouvement ouvrier et du mouvement wallon, analysent des sujets d'actualité et
lèvent un coin du voile sur la personnalité et les convictions
profondes de François Martou.
S'il "sait tout" et qu'il aime le faire savoir, c'est aussi un régal
que de goûter à ses formules imagées qui font qu'un problème
complexe semble tout compte fait... relativement simple!
(...)
Avec ce regard porté par cet acteur infatigable et multi-casquettes de
la société civile et socio-économique, Paul Piret donne
un ouvrage intéressant. Sans doute un peu "interne" pour les
non-initiés aux rouages des organisations constitutives du MOC, mais qui
permet de resituer de nombreuses questions sociales, ainsi que le rôle
des corps intermédiaires et de la société civile. Cela
dans un monde où l'on aurait trop vite vanté la fin des idéologies.
St. G., L'appel, septembre 06.
Un peu de Martou sur tout
Jean-Christophe Herminaire, Vers l'Avenir,
23/06/06.
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François Martou, l'antilibéral
acharné
David Coppi, Le
Soir,
3/08/06.
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La Ligne Martou
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"La chronique" de Jean Sloover, Le Vif l'Express, 26/01/07.
Les très riches heures du président Martou
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Nouvelle.
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