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La vie quotidienne à la Docherie
« Cet ouvrage sur l’histoire de la Docherie, un quartier durant une période florissante, celle des industries et des avancées sociales, est une synthèse entre un coup de cœur et une approche historique. »
Esperluette , décembre 2005.
« La force de l’auteur consiste à mélanger chiffres officiels, grande histoire et petites histoires quotidiennes, racontées par des gens pour qui la solidarité était élevée en valeur absolue. Mais l’imparfait n’est pas de mise ; ces gens témoignent encore aujourd’hui et montrent, peut-être, d’autres voies nouvelles ».
Daniel Adam, Secouez-vous les idées, janvier 2006.
La Docherie et son histoire
Une historienne s'est penchée sur l'évolution de ce quartier marchiennois entre 1920 et 1960. La Docherie a participé à tous les combats du Pays noir.
Marchienne-Docherie... Dans l'esprit du grand public, ce nom résonne comme celui d'une banlieue livrée à elle-même et en proie au délabrement. Pourtant, ce quartier est bien plus que cela. La plupart de ses habitants ne manqueront pas de le souligner.
La Docherie, comme on l'appelle plus communément, est avant tout un lieu de vie et de convivialité que la géographie et l'histoire ont isolé de la métropole sambrienne pourtant si proche. Dans son ouvrage «La vie quotidienne à la Docherie» paru aux éditions Couleur livres, Gwenaëlle Verjans, historienne de formation remonte le temps pour décrire ce quartier hors norme.
Délimitée par des terrils de toutes parts, Marchienne-Docherie peut quasiment être considérée comme une enclave, installée sur le versant nord de la vallée du Piéton. A la fois isolé et proche des grandes industries florissantes du début du XXe siècle, le quartier a attiré ouvriers de la sidérurgie et mineurs. Avant 1840, le bois de Bayemont y occupait 210 hectares. En quelques décennies, la population y a décuplé, preuve de sa notoriété au niveau socio-économique.
Pendant toute la période industrielle, Marchienne-Docherie a vécu dans la prospérité et la convivialité. L'entraide et le respect d'autrui sont alors des valeurs omniprésentes chez les Dochards. La Maison du Peuple est le lieu de rencontres, de loisirs, de formation.... C'est là que l'on paie sa cotisation syndicale, que l'on perçoit sa pension et ses indemnités de chômage en temps crise ou de guerre.
Pendant près d'un siècle, la Docherie participera activement à tous les combats du Pays noir, des grèves de 1886 à celles des années 60. Les grèves de 1932 marqueront particulièrement les mémoires. La plupart des Dochards y ont pris part, certains participant notamment à l'incendie du «château» du directeur de la Providence, tandis que d'autres prenaient part aux combats contre les forces de l'ordre.
Depuis la fin de la période industrielle, le chômage s'est malheureusement largement installé dans ce quartier. L'esprit convivial et communautaire y a pour sa part malheureusement quasiment disparu.
Infos: 071.32.63.22.
Isabelle Saussey, La Libre Belgique, 16/11/05
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