Didier Vrancken
Social barbare

“Malaise”, “crise d’identité”, “démotivation”, “quête de sens”…
Quand les récits de vie se déclinent de plus en plus en catastrophes ordinaires, quand la zone
de vulnérabilité ne cesse de s’étendre, menaçant des couches de la société qui en principe
ne relevaient pas du champ de l’intervention sociale, se pose alors comme une question : le social serait-il devenu barbare, étranger aux conditions qui l’ont vu émerger ?
Si le travail social s’étend de plus en plus, entre dans les quartiers, les familles, les couples
et quitte les espaces qui lui étaient traditionnellement réservés à la marge, c’est aussi que le social se banalise.
Paradoxalement, s’il se banalise et gagne du terrain, c’est qu’il ne suffit plus…

Docteur de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris, Didier Vrancken est Professeur de sociologie
à l’Université de Liège où il dirige le Centre de Recherche et d’Intervention Sociologiques.
Ses travaux consacrés aux domaines des organisations et des politiques sociales ont fait l’objet
de nombreux ouvrages.

Collection Question de société

ISBN 978-2-87003-544-3 / juin 2010
104 pages / format 13*21 cm / 11 euros

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