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Erik Rydberg
Petit manuel de contre-propagande économique
L’économie est sans doute le domaine qui admet le
moins de discussions et de débats publics. Domaine
réservé, affaire d’experts.
La raison tient en quatre lettres. TINA, l’abréviation
proclamant l’impossibilité de toute réflexion
critique en matière de projet de société :
There Is No Alternative, il n’y a pas d’alternative. TINA,
c’est fondamental. Car l’absence d’alternative,
l’interdiction de penser auxquelles ce mot d’ordre renvoie
portent très précisément sur notre système
économique. Pas négociable.
Tabou absolu. Afin que personne ne remette en cause l’ordre
– le désordre – établi, le chômage, la
déshumanisation des conditions de travail, les
inégalités, la course morbide à la
compétitivité,
il faut que ces “évolutions” soient perçues
comme “inéluctables” et “naturelles”, le
résultat
de “lois économiques éternelles” qu’on
présentera comme “scientifiques”. Réinstaurer
la contradiction, après plus d’un quart de siècle
de domination unilatérale du néolibéralisme,
suppose un travail patient d’éducation populaire.
Ce petit manuel entend y contribuer en passant en revue quelques
“superstitions” marquantes répandues de
l’obscurantisme contemporain, par exemple, la productivité
(es-tu rentable ?), le taux d’emploi (as-tu un bon job
MacDo ?) ou le libre-échange (es-tu un citoyen
mondialisé ?)...
Journaliste, Erik Rydberg travaille
au Groupe de recherches pour une Stratégie économique
alternative (Gresea, www.gresea.be). Il est également membre
fondateur d’Econosphères,
un réseau d’économistes entré en dissidence
contre la pensée unique dans les sciences économiques
(www.econospheres.be).
Collection L'autre économie
ISBN 978-2-87003-539-9 / février 2010 88 pages / format 14*21 cm / 9 euros
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