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Frédéric Thomas
L’échec humanitaire
Le cas haïtien
Le 12 janvier 2010, peu avant 17 heures, un tremblement de terre de
magnitude 7 frappe Haïti, faisant plus de 220.000 victimes et
laissant 1,5 million de personnes sans abri.
Très vite et de manière massive, médias, ONG,
organisations internationales et simples citoyens se mobilisent. Les
dons et promesses affluent. Avec un objectif, un seul slogan, qui
semble alors partagé par tous : “Reconstruire en
mieux”.
Trois ans après, où en est-on ? Bilans
désenchantés et contradictoires, selon d’où
l’on parle, évaluations mitigées ou critiques, dont
on reporte les conclusions à une hypothétique phase de
reconstruction. L’ombre du désengagement pèse sur
les recommandations volontaristes et les appels pieux à
poursuivre les efforts, à relever le défi. Entre
promesses non tenues et échec prévisible, est-on
condamné au cynisme et à l’impuissance ?
Au croisement d’une analyse des “invariants”
humanitaires et d’une étude de la situation sociale
d’Haïti, ce court essai entend mettre en évidence la
dynamique de l’aide internationale, à l’heure de la
mondialisation et dégager quelques pistes pour une autre lecture
et pratique de la solidarité.
Docteur en science politique,
chargé d’étude au Centre tricontinental - CETRI
(Louvain-la-Neuve), Frédéric Thomas est membre de la
revue “Dissidences” et a reçu le Prix quinquennal de
l’essai de la Fédération Wallonie-Bruxelles pour
“Salut et liberté : regards croisés sur
Saint-Just et Rimbaud”.
ISBN 978-2-87003-619-8 / janvier 2013 80 pages / format 13,5*20,5 cm / 9 euros / Coédition CETRI
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