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René Dalemans - Nicolas de potter
Louis de potter
Révolutionnaire belge en 1830
Postface de Francis Balace
C’était au temps où la Belgique
n’existait pas encore. Et rien ne semblait, hormis les
qualités intellectuelles et la vive curiosité pour les
spéculations politico-sociales, prédisposer Louis de
Potter, ce fils de famille né dans un milieu aristocratique,
à jouer un rôle-clé dans la naissance du futur Etat
belge.
Mais par ses lettres, pamphlets et pétitions amplement
diffusés par la presse, il enflamme les esprits. Il est
jugé, emprisonné et banni pour l’embrasement
populaire qu’il cause.
Tribun audacieux, porte-drapeau du peuple, il sera en 1830
acclamé par la foule des nouveaux Belges. Porté sur les
épaules jusqu’à l’Hôtel de ville de
Bruxelles, il prononcera le vibrant discours de
l’indépendance de la Belgique. Catalyseur d’une
forme de “Comité révolutionnaire”, il
deviendra doyen du Gouvernement provisoire, au titre de
“président du Comité central”, puis doyen du
Congrès national.
Pourtant, il quittera le pouvoir…
Chose
rare à notre époque de convictions flottantes pour tout,
sauf pour la conquête de la fortune. Il a ordonné sa vie
d’après les notions qu’il s’était
faites du vrai, du juste et du bien. Jamais le penseur ne fût
inférieur à l’homme public.
(Emile de Laveleye, 1822-1892)
Un
homme libre, qui a su et voulu rester libre, n’être
guidé que par sa sincérité indéniable, ce
qui explique qu’en Belgique il sera toujours, en dépit
d’une énorme mais très
éphémère popularité, à
contre-courant de “l’air du temps”. Ce fut sans
doute, là, son honneur...
(Extrait de la postface de Francis Balace)
ISBN 978-2-87003-580-1 / décembre 2011
168 pages / format 15*22 cm / 17 euros |