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Arthur HAULOT
C’était au temps
des barbelés
Sous le haut patronage
de la Fondation internationale de Dachau
Entré en juin 1940 au parti socialiste clandestin, Arthur
Haulot est arrêté par la Gestapo le 27 décembre 1941.
Il passe six mois à la prison de Saint-Gilles où il écrit
les premiers poèmes repris au début de ce recueil.
Il est ensuite expédié comme otage au camp d’extermination
de Mauthausen. Après quatre mois, cet
homme d’un mètre nonante-deux ne pèse plus que
53 kilos. Il est près de la fin. Heureusement pour lui,
il sera transféré à Dachau, “l’enfer adouci” et affecté à
l’infirmerie ce qui lui permettra de survivre.
Les poèmes datés de Mauthausen n’y ont donc pas été
écrits, mais conçus et mémorisés. Ce n’est qu’à
Dachau où il put retrouver papier et crayon, qu’Arthur
Haulot pourra les retranscrire.
Les derniers poèmes de ce recueil, écrits après la
guerre, témoignent du souvenir de cette captivité et de
sa volonté de transmettre aux jeunes générations son
témoignage, ses convictions et ses espoirs.
Extrait de la préface de Elio DI RUPO :
“ Rares en effet sont les hommes dont la vie fut marquée en pleine force de l’âge par une épreuve horrible
et qui ont réussi à trouver en elle l’amour des autres
et le sens du destin.
(…) Arthur Haulot, homme en constant éveil, incarne
la façon de vivre la plus ardente, celle qui consiste
à regarder le soleil en face et à se tenir debout avec
une inébranlable confiance en l’avenir.“
Extrait de l'introduction d'Arthur HAULOT :
"Nous commémorons
cette année le 60ème anniversaire
de l’écrasement de
l’Allemagne nazie et le
triomphe de la démocratie et
de la liberté… mais à quel
prix !
On a dit avec raison
l’horreur du massacre des
Juifs.
Mes poèmes reflètent
une autre facette de la terreur
hitlérienne : le vécu de
centaines de milliers
d’hommes et de femmes qui,
dans tous les pays occupés,
ont refusé la défaite et
l’ignominie et se sont jetés
corps et âmes dans la lutte
pour leur idéal commun.
(…) C’est le 6 juin 1945
que j’entrepris mon retour en
Belgique. J’y ai retrouvé le 9
juin 1945 mes parents, ma
femme et mon enfant. Je ne
rentrais pas les mains vides,
j’emportais avec moi, outre
mon uniforme de bagnard,
ce carnet écrit de ma main
où j’avais rassemblé mes
poèmes, expression de mesémotions, de mes peurs et
de mes révoltes.
Si je reprends la publication
de ces textes parus en
1947, c’est dans le but de
montrer d’abord combien la
poésie peut assister l’homme
dans les pires conditions de
désespoir et de survie. Et
dans celui d’amener les
jeunes d’aujourd’hui, dont
nous avions l’âge à l’époque,à comprendre l’horreur de la
dictature et du racisme.
Que ces poèmes, “ressuscités”éveillent dans le
coeur de ces jeunes la vigilance
et la volonté de combattre
chaque jour pour la
liberté et la dignité de l’homme."
78 pages, 13,5x21 cm, Prix : 9,00 €
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