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Richard Lorent
L’antipolitisme
Les mots piégés de la politique
Eté, automne, hiver 2010 : sidérés et
impuissants, les citoyens assistent aux rebondissements communautaires
d’une crise politique majeure. Car, les urnes refermées,
ils n’ont plus voix au chapitre. Quelque chose s’est
fêlé dans notre démocratie. Et ce n’est pas
d’aujourd’hui.
Pics électoraux en faveur de l’extrême droite. Taux
d’abstention et de nullité électorale de
l’ordre du million d’individus lors des scrutins
fédéraux. Défiance envers la classe politique,
exprimée à la faveur de sondages sur la question. Autant
de signes d’une brisure citoyenne. Où affleure la fracture
sociale, sans autre moyen de se dire dans le champ politique.
Ces tendances se trouvent alors rangées sous le même
étiquetage. L’antipolitisme. Et ses principales
déclinaisons : le poujadisme, l’apolitisme et le
populisme. L’auteur explore ces concepts flous et découvre
leur tendancieuse approximation. Mots au sens invérifié,
ils défigurent la plainte sociale quand elle se mue en critique
du système politique.
Ce livre montre l’enjeu inaperçu d’une telle
défiguration : faire en sorte que le dominé se
regarde avec les yeux du dominant.
ISBN 978-2-87003-553-5 / janvier 2011
136 pages / format 15*22 cm / 14 euros
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